Blog d'Olivier Caspary

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mardi 17 janvier 2012

Les CDS

    Quand un particulier fait un prêt immobilier, il souscrit une assurance décès dont le montant est calculé par tranche de capital, par exemple des tranches de 10.000 euros. Si, par malheur, le contractant meurt, alors l’assureur rembourse la totalité du capital restant. Dans le principe et pour faire simple, le mécanisme des CDS (Credit Fault Swap) est similaire à l’assurance décès d’un prêt immobilier : un Etat lance des emprunts, dont le capital est assuré par des CDS et, s’il fait faillite, les assureurs doivent régler ses dettes. Ils sont censés apporter une protection aux actifs de référence, sauf que les assureurs n’ont aucune obligation de réservation de capital pour les actifs en question. Les CDS sont donc devenus des produits financiers toxiques quand le risque doit être couvert, alors qu’ils sont prévus pour ça. C’est le cœur du problème de la crise. Le cas de la Grèce est un cas d’école en la matière. Un pays qui ne représente que quelques pourcents du poids économique de l’Union Européenne et pour lequel tout est fait pour qu’il ne se déclare pas en faillite, pour que ne s’activent pas les CDS ! Personne ne sait exactement combien de CDS concernent la Grèce, ni à qui ils appartiennent. D’où le FESF (qui était annoncé à 1.000 milliards d’euros mais est pour le moment quasi-inexistant), puis le MES, ces mécanismes de soutien sur lesquels personne ne s’accorde, élaborés avec l’argent des contribuables, pour aider les Etats de l’Union à ne pas déclencher les CDS afin que les « assureurs » (les banques) ne fassent pas faillite en cascade. La dégradation de la note de la France a entraîné hier soir celle du FESF, ce qui fragilise ce mécanisme. Nous entrons bien dans une voie sans issue pour le système monétaire et financier actuel car la Grèce, comme d’autres pays du Sud de l’Europe, n’a d’issue que hors de l’Euro. Quelques liens pour approfondir la réflexion : les CDS sur les états et les banques http://fr.wikipedia.org/wiki/Credit_default_swap et les agences de notation (Dagong, S&P’s, Moody’s, Fitch) http://chartsbin.com/view/2153 .

samedi 14 janvier 2012

Perte de la notation AAA avec perspective négative

    La dégradation de la note de la France avec perspective négative est évidemment une catastrophe, non seulement pour notre pays, qui ne retrouvera peut-être jamais cette notation, mais également pour l’Europe, puisque tous les mécanismes de soutien, FESF puis MES, se retrouvent automatiquement dégradés ou en voie de l’être. C’est ce qui s’appelle entrer dans une voie sans issue. Bien sûr, toute comparaison avec l’absence de conséquence de la dégradation de la note des USA est ridicule, le dollar étant la monnaie de réserve du monde et le Trésor américain s’alimentant directement en argent frais auprès de la FED. L’Amérique du Nord est une zone économique cohérente, ce que n’est plus l’Europe, y compris au sein des pays de la zone Euro, dont l’écart de notation est maintenant si grand (traduisant les réalités économiques) que l’éclatement de la zone Euro sous sa forme actuelle semble inéluctable. C’est un fait, pas un souhait.

    La politique d’endettement menée depuis de nombreuses années par le gouvernement qui, du coup, n’a jamais respecté les critères de Maastricht, est directement responsable de cette situation. Faut-il rappeler qu’avant même les élections de 2007, tout le monde économique digne de ce nom connaissait la gravité de la crise à venir, puisqu’en septembre 2004 la FED avait annoncé qu’elle ne publiait plus le M3 et les indices associés ? D’ailleurs, la même année, l’éphémère Ministre de l’Economie de l’époque, Nicolas Sarkozy, avait annoncé la vente de 500 tonnes d’or de la Banque de France, soi-disant pour réduire le déficit, vente qui s’est étalée jusqu’en 2010. Ô combien nous aurions besoin de ces 500 tonnes à présent ! Sans même parler de la déclaration du Premier Ministre en 2007, affirmant que la France était en faillite. Alors, pourquoi des plans de rigueur seulement en 2011, qui n’auront « pleinement » d’effets qu’à partir de 2012 ? C’est vrai qu’ils sont minces : par exemple un plan 17,4 milliards d’euros sur 4 ans alors que le service de la dette + le déficit représentent dorénavant 178 milliards d’euros en 2012.

    Une perspective négative signifie que la note de la France va encore être dégradée dans les prochains mois. A priori, cela ne dérange nullement le gouvernement, qui n’envisage aucune mesure supplémentaire avant les élections de 2012 et minimise cette dégradation ! Une honte, car il s’agit là d’une posture purement électorale qui n’a rien à voir avec la gouvernance d’un pays. Pourtant, les conséquences de cette perte sont réellement catastrophiques car nous ne pouvons plus traiter d’égal à égal avec l’Allemagne : les rapports de force sont modifiés, l’Europe le sait, le monde entier ne l’ignore plus malgré les gesticulations de notre Président auprès de la Chancelière, alors que la crise ne fait que s’amplifier ! L’Allemagne perdra aussi sa notation AAA plus tard dans la décennie, mais là n’est pas le débat.

    En France, les conséquences de cette politique d’endettement ne peuvent plus être repoussées au-delà de quelques mois. Il y aura obligatoirement un ajustement douloureux entre la réalité économique et notre niveau de vie, d’autant plus que les indicateurs économiques avancés annoncent à nouveau une récession à partir de mi-2012, d’une ampleur qui rappelle 2008. Dire que cette situation dure depuis 35 ans en raison d’un budget toujours déficitaire, que ce soit la droite ou la gauche, est simpliste, pour ne pas dire populiste car, selon les périodes, par l’inflation et/ou la croissance, par la nature des produits exportés, notre pays était en mesure de résorber rapidement la dette. Ce n’est plus le cas actuellement.

samedi 31 décembre 2011

Voeux 2012

    Chers internautes, vous êtes plusieurs dizaines à venir surfer quotidiennement sur ce modeste blog. Je ne cherche pas plus à me faire connaître que moi à vous connaître. Nous nous comprenons sans doute autour des thèmes qui sont abordés dans les articles et c'est bien là l'essentiel, dans le respect des opinions de chacun. En 2012, nous ne pourrons pas rester figés, comme si la conservation de nos vieilles pierres faisait qu'elles frappent nos esprits d'immobilisme. La circulation des biens et des personnes, des idées, des résultats scientifiques, de l'information au sens général va croissante. Nous devons nous mettre en mouvement, être en capacité de nous renouveler et aider ceux qui ne le pourront pas, pour suivre la marche du monde. Ce sera notre labeur et notre devoir envers les prochaines générations. Bonne année et bonne santé à vous et à vos proches !

Bilan 2011

    Un rapide bilan de l'année 2011 montre le grand retour de l'or en tant qu'arme politique et économique, avec des banques centrales maintenant toutes acheteuses du précieux métal. Quant au métal argent, il a été manipulé comme jamais et son cours a fluctué fortement pour finir en deça de celui de l'année précédente (mais qui avait été une grande année pour ce métal). La tendance haussière de fond demeure du fait de l'aversion au risque de perte de valeur des monnaies papier, notamment le dollar. La confiance dans le système issu de Bretton Woods est définitivement perdue. Aucun mécanisme technocratique ne peut y remédier (FESF, MES, …).

     La concurrence internationale est rude avec l'émergence de la Chine, seconde puissance économique, premier déposant de brevets et second contributeur de publications scientifiques. D'autres pays font plus qu'émerger, comme la Corée du Sud, pays de taille comparable à la France et dépourvu de matières premières (voir le reportage de début 2011 sur l'empire Samsung : http://www.youtube.com/watch?v=OO39mCdWNvM). Comprendre comment travaillent les autres pays permet de mesurer les efforts que nous avons à faire pour rester dans la course, si possible dans le peloton de tête, tout en gardant nos spécificités.

    Dans notre société, l'énergie est indispensable à notre niveau de vie et à notre économie. La géostratégie autour du pétrole n'a jamais été aussi active car nous vivons la période de son pic de production. Le nucléaire fait débat, le projet d'éolien offshore verra le jour, la filière photovoltaïque connaît de grosses difficultés mais les futurs panneaux « 3D » vont lui donner un nouvel essor. Le véritable espoir repose sur une plus grande maîtrise de la matière, sur l'énergie par fusion nucléaire. Dans ce domaine, ma préférence va à la fusion par confinement inertiel plutôt que par confinement magnétique, de manière à atteindre des températures plus élevées.

     Finalement, l'année 2011 est marquée par une prise de conscience des problèmes économiques, énergétiques et des besoins d'organiser notre société pour y répondre. J'ai confiance dans l'intelligence et le bon sens de chacun pour trouver des solutions et continuer sur le chemin du progrès.

jeudi 29 décembre 2011

Scénario pour un retour au standard or

    Au lieu de commenter les incroyables décisions de la BCE, le prêt des états européens au FMI, les plans de rigueur sans fin, réfléchissons à un retour au standard or, avec le professeur Fekete, à partir de la vidéo suivante  : http://www.dailymotion.com/video/xn3lqd_antal-fekete_news . Il n'y a pas de fatalité dans cette crise, c'est une question de choix économiques réalisés par les politiques. La solution est également politique.

mercredi 7 décembre 2011

Informations économiques

    Pour information, voici la lettre commune de la Chancelière et du Président, disponible sur le site du journal suisse Le Temps et en pièce jointe. ( http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quotidien/2011/12/07/International/ImagesWeb/07.12%20Lettre%20%20SARKOZY-MERKEL.pdf )

    Le FESF (Fond Européen de Stabilité Financière) est insuffisant et un échec auprès des investisseurs privés, d'où l'accélération vers le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) prévu à l'origine mi-2013 et dont seule une version anglaise existe, légèrement modifiée par rapport à la première version. ( http://www.consilium.europa.eu/media/1216793/esm%20treaty%20en.pdf ). Le MES était prévu de mi-2013 à mi-2017 et était considéré comme une phase transitoire. Pour ceux qui en doutent encore, cette "crise" durera au moins une décennie.

    Sur le site de l'Agence Française du Trésor, certaines informations ne sont plus remises à jour et c'est bien dommage, notamment l'évolution du profil de remboursement de la dette de l'état (http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/principaux_chiffres_70/evolution_du_profil_remboursement_491/index.html). Pour rappel, la France va émettre environ 180 milliards d'euros d'obligation, 100 milliards pour couvrir l'amortissement de dettes arrivant à échéance et 80 milliards pour le déficit budgétaire 2012. Les besoins en financement des états européens, sur les premiers mois de 2012, se chiffrent en centaines de milliards d'euros. Ils ne seront pas tous satisfaits.

    En tout cas, FESF, MES, eurobonds, règle d'or, etc. n'ont et n'auront maintenant que peu d'effet sur la "dynamique" de la crise de par son ampleur. Comprendre la monnaie, son rôle et son pouvoir, c'est comprendre la "crise" et pouvoir apporter des solutions. Son interférence avec le pic pétrolier de 2012 en font un mélange détonant auprès des citoyens dans les années à venir. Je l'ai dit et écrit il y a plus de 5 ans déjà à un parti politique auquel j'appartenais. Pour clore ce billet, n'oubliez pas que l'or et l'argent garantissent notre liberté économique.

dimanche 7 août 2011

Le développement de la crise

     Comme l’a démontré l’école autrichienne d’économie, une crise systémique telle que celle que nous vivons ne peut pas être endiguée. D’ailleurs, à ce jour, absolument aucun problème n’est réglé, bien au contraire. Il y avait les banques en détresse, maintenant on peut ajouter des états insolvables. Que de communication et de temps perdu depuis la première manifestation de cette crise en août 2007 et la seconde en septembre 2008 ! Stress tests version 1 : les banques sont solides, puis stress tests version 2 : les banques sont solides, etc. Qui y croit ? Pour la Grèce, plan n°1 : la Grèce est sauvée, puis plan n°2, n°3, n°x ? : la Grèce est sauvée, idem (ou à venir) pour la quasi-totalité des pays européens. Pour finir, fonds européen de stabilité n°1, n°2, puis n°x ? Concernant les Etats-Unis, qui viennent de perdre leur note « AAA », la situation économique est également sans espoir. En effet, la FED a dépensé plus de 16 000 milliards de dollars depuis 2008 pour finalement voir les Etats-Unis avec une croissance nulle. La BCE peut suivre le même chemin en procédant à des achats massifs, elle n’aura pas plus de résultat mais gagnera un peu de temps.

Quant à la France, je me suis déjà exprimé en disant qu’il faut un excédent de +2% du PIB et non arriver à un déficit de -3% en 2013 pour réduire véritablement l’endettement qui est à la limite du supportable. En l’état actuel des finances du pays et avec une croissance aussi faible, c’est quasiment impossible, surtout qu’une nouvelle récession semble se profiler à l’automne aux Etats-Unis avec des répercussions en Europe. C’est cette absence de perspective de croissance qui nous mettra en difficulté.

Quand aura lieu le nouveau « Bretton Woods » tant promis ? En fait, les états endettés gagnent du temps, en attendant le retour d’une inflation modérée pour les soulager. C’est courir là un très grand risque : celui de basculer brutalement dans l’hyperinflation. Cette crise systémique ne sera enrayée que par une refonte du système monétaire mondial qui passe par le retour de l’or, seul recours quand la confiance dans les monnaies papier a disparu. Je pense qu’il y aura également l’argent (un relèvement de marge soudain a fait baisser son cours et il y en aura certainement d’autres tant la situation est tendue sur ce métal) mais pas seulement. Toutes les hypothèses sont permises.

samedi 7 mai 2011

Le métal Argent

    Les larmes de la lune (appellation de l’argent par les Incas) ont coulé à flot cette semaine dans une incroyable manipulation qui ne s’est pas produite sur les autres matières premières. Revenons sur les faits avant de tracer d’intéressantes perspectives sur l’avenir radieux de ce métal. D’un point de vue fondamental, la demande est supérieure à l’offre physique, ce qui se traduit par une backwardisation du métal Argent et une hausse quasi-parabolique de son cours ces dernières semaines. Finalement, l’argent rattrape peu à peu son ratio historique vis-à-vis de l’or, soit un ratio or/argent entre 10 et 16, après avoir été maintenu à un cours très bas pendant des décennies. Mais ceci n’est pas du goût de tout le monde, notamment des spéculateurs « short » qui veulent maintenir le cours de l’argent à son niveau le plus bas sur le marché du COMEX. Les pertes potentielles, de plus en plus insupportables, allaient se concrétiser. Aussi, avec la complicité des régulateurs de ce marché, les règles ont changé plusieurs fois en quelques jours : 4 relèvements des appels de marge en deux semaines ! Du jamais-vu sur aucun autre marché de la planète ! L’attaque a commencé la semaine dernière avec jusqu’à -12% en une journée, alors que les bourses asiatiques étaient fermées pendant trois jours. Résultat : -30% en une semaine, un véritable krach organisé. Victoire facile mais lourde de conséquences, car qui peut faire confiance à un marché qui change ses règles du jour au lendemain ? Les Chinois, qui non seulement n’exportent pas leur production d’argent mais en importent, vont pouvoir développer leur propre marché des métaux précieux et imposer leurs cours au monde entier. Ils auront la capacité de livraison de métal physique que perd peu à peu le Comex. Seuls les détenteurs de métal physique peuvent dormir tranquilles. A cet égard, lundi, vous avez un point d’entrée sur ce marché, ce qui signifie un signal d’achat fort pour profiter des soldes à -30%. Profitez-en vite car cela ne durera pas longtemps ! C’est la dernière décennie de ce métal (http://www.euporos.ch/articles_details.php?id=40) et, globalement, les derniers mois de l’argent en solde.

lundi 7 mars 2011

Elections cantonales, canton de Saint-Dié Est

    Lors de ces élections, je soutiens le candidat Pierre Leroy et vous invite à faire de même sur le canton de Saint-Dié Est. Je connais Pierre Leroy. J’ai confiance en ses capacités d’aller de l’avant, de proposer des idées nouvelles et de s’adapter à un environnement économique et social sans précédent. Il a l’envergure d’un conseiller général.

vendredi 31 décembre 2010

Bonne année 2011 !

    Après une année 2010 en or, puisque l’or a été le meilleur placement devant les actions des pays émergents, et ce depuis plusieurs années maintenant (voir le fichier joint tiré d’un article des Echos), on peut sereinement envisager le même scénario pour 2011. Les impôts augmentent et les taxes fleurissent pour alimenter un puits sans fond : une dette qui ne sera jamais remboursée. L’Etat français va emprunter environ 50% de ses recettes, soit 184 milliards d’euros et, pour vivre, calcule dans le temps des différentiels complexes d’après le triptyque « emprunts – remboursement d’intérêts – taux d’intérêt ». La croissance sera molle et la guerre monétaire qui a commencé se poursuivra (voir les prévisions du cabinet Xerfi en fichier joint). Les besoins des états européens seront encore plus importants en 2012, avec environ 1000 milliards d’euros à trouver sur les marchés financiers. Il y aura donc concurrence entre états dès janvier sur plusieurs années et les moins solvables vont devoir payer de plus en plus cher « l’argent frais ».

    L’année 2010 a montré une Europe hors course, incapable de prendre son destin en main au-delà de quelques déclarations de façade. La situation en Belgique est l’archétype de celle de l’Europe. Pire, l’Histoire continue sans nous : les échanges de marchandises, les innovations, les brevets et les publications scientifiques, la croissance, et même l’art, deviennent l’apanage du continent asiatique. Notre désindustrialisation risque fort d’être définitive car, au rythme actuel des innovations technologiques, le « ticket » d’entrée pour se réindustrialiser augmente sans cesse, même en disposant de toutes les compétences humaines. Le temps presse. Il faut agir vite et fort, en priorité au niveau européen. Dans dix ans, soit deux générations technologiques, que l’on ne dise pas : « l’Europe ? Un musée à ciel ouvert ». C’est aux politiques de proposer une vision, de montrer un chemin, même montagneux, et d’être têtes de cordée. Si la classe dirigeante est financière, alors qu’elle soit courageuse au sens où l’entendait Jaurès (voir fichier Jean Jaurès) !

    Dans ce dernier paragraphe, nous allons aborder différents investissements or et argent possibles pour 2011. Concernant les actions, la taxation des plus-values augmente encore ainsi que les prélèvements sociaux. Hors PEA, la fiscalité est devenue trop lourde. Aussi, dans le cadre d’un PEA, je vous recommande les titres Euro Ressources, une société de royalties sous-évaluée, et Auplata, producteur d’or avec une usine qui sera construite en 2011. Peu de risques, gains faibles à moyens (environ 10% à 50%). Si vous voulez suivre les cours de l’or avec du « papier », alors tournez-vous vers les trackers or ou argent, des fonds indiciels aussi appelés ETF, qui s’achètent et se vendent comme des actions (à vendre en cas de hausse hyperbolique car manque de contrepartie possible). Pour du « physique », pièces d’or et d’argent conseillées, dont vous avez les cours sur le site suivant : http://www.24hgold.com/francais/home.aspx . Il n’y a pas de TVA sur les pièces, qu’il est préférable d’acheter au prix spot (et de conserver en banque). Pour ceux qui maîtrisent les produits complexes et qui sont adeptes de grands frissons au risque de tout perdre, jetez un œil sur les turbos illimités call quanto, sous-jacent argent, de la commerzbank. Bien entendu, attention à la barrière désactivante. Enfin, les joueurs de casino peuvent s’intéresser à des compagnies juniors d’exploration principalement cotées sur le marché nord-américain et hors PEA. Pour les amateurs de terres rares, Lynas et Molycorp ont encore du potentiel mais ça devient spéculatif. Bien sûr, si vous pensez que le pire de la crise est passé, oubliez ce paragraphe.

    Nous allons vivre une année 2011 passionnante : les banques centrales ont cessé leurs ventes d’or, les états occidentaux ne savent plus où donner de la dette, plusieurs campagnes électorales vont démarrer avec des élections en 2012. Les états européens possèdent le premier stock d’or au monde, les Etats-Unis le second. Ce précieux atout permettra-t-il de bâtir un nouveau système monétaire ?

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