Après une année 2010 en or, puisque l’or a été le meilleur placement devant les actions des pays émergents, et ce depuis plusieurs années maintenant (voir le fichier joint tiré d’un article des Echos), on peut sereinement envisager le même scénario pour 2011. Les impôts augmentent et les taxes fleurissent pour alimenter un puits sans fond : une dette qui ne sera jamais remboursée. L’Etat français va emprunter environ 50% de ses recettes, soit 184 milliards d’euros et, pour vivre, calcule dans le temps des différentiels complexes d’après le triptyque « emprunts – remboursement d’intérêts – taux d’intérêt ». La croissance sera molle et la guerre monétaire qui a commencé se poursuivra (voir les prévisions du cabinet Xerfi en fichier joint). Les besoins des états européens seront encore plus importants en 2012, avec environ 1000 milliards d’euros à trouver sur les marchés financiers. Il y aura donc concurrence entre états dès janvier sur plusieurs années et les moins solvables vont devoir payer de plus en plus cher « l’argent frais ».
L’année 2010 a montré une Europe hors course, incapable de prendre son destin en main au-delà de quelques déclarations de façade. La situation en Belgique est l’archétype de celle de l’Europe. Pire, l’Histoire continue sans nous : les échanges de marchandises, les innovations, les brevets et les publications scientifiques, la croissance, et même l’art, deviennent l’apanage du continent asiatique. Notre désindustrialisation risque fort d’être définitive car, au rythme actuel des innovations technologiques, le « ticket » d’entrée pour se réindustrialiser augmente sans cesse, même en disposant de toutes les compétences humaines. Le temps presse. Il faut agir vite et fort, en priorité au niveau européen. Dans dix ans, soit deux générations technologiques, que l’on ne dise pas : « l’Europe ? Un musée à ciel ouvert ». C’est aux politiques de proposer une vision, de montrer un chemin, même montagneux, et d’être têtes de cordée. Si la classe dirigeante est financière, alors qu’elle soit courageuse au sens où l’entendait Jaurès (voir fichier Jean Jaurès) !
Dans ce dernier paragraphe, nous allons aborder différents investissements or et argent possibles pour 2011. Concernant les actions, la taxation des plus-values augmente encore ainsi que les prélèvements sociaux. Hors PEA, la fiscalité est devenue trop lourde. Aussi, dans le cadre d’un PEA, je vous recommande les titres Euro Ressources, une société de royalties sous-évaluée, et Auplata, producteur d’or avec une usine qui sera construite en 2011. Peu de risques, gains faibles à moyens (environ 10% à 50%). Si vous voulez suivre les cours de l’or avec du « papier », alors tournez-vous vers les trackers or ou argent, des fonds indiciels aussi appelés ETF, qui s’achètent et se vendent comme des actions (à vendre en cas de hausse hyperbolique car manque de contrepartie possible). Pour du « physique », pièces d’or et d’argent conseillées, dont vous avez les cours sur le site suivant : http://www.24hgold.com/francais/home.aspx . Il n’y a pas de TVA sur les pièces, qu’il est préférable d’acheter au prix spot (et de conserver en banque). Pour ceux qui maîtrisent les produits complexes et qui sont adeptes de grands frissons au risque de tout perdre, jetez un œil sur les turbos illimités call quanto, sous-jacent argent, de la commerzbank. Bien entendu, attention à la barrière désactivante. Enfin, les joueurs de casino peuvent s’intéresser à des compagnies juniors d’exploration principalement cotées sur le marché nord-américain et hors PEA. Pour les amateurs de terres rares, Lynas et Molycorp ont encore du potentiel mais ça devient spéculatif. Bien sûr, si vous pensez que le pire de la crise est passé, oubliez ce paragraphe.
Nous allons vivre une année 2011 passionnante : les banques centrales ont cessé leurs ventes d’or, les états occidentaux ne savent plus où donner de la dette, plusieurs campagnes électorales vont démarrer avec des élections en 2012. Les états européens possèdent le premier stock d’or au monde, les Etats-Unis le second. Ce précieux atout permettra-t-il de bâtir un nouveau système monétaire ?