Malheureusement elle s'accélère et c'est pourquoi interviennent les prêteurs de dernier ressort : actions conjointes des principales banques centrales (banques centrales américaine, européenne, canadienne, banque d'Angleterre, banque Suisse) pour fournir à n'importe quelle banque un montant illimité de crédit. Oui, un montant illimité ! Aucune banque ne veut assumer ses responsabilités et faire faillite car l'ensemble du système repose sur la confiance, et bien peu sur des actifs tangibles. Belle solidarité ! Vivement la fin de l'année pour clôturer les comptes. Bref, pour certains établissements, il s'agit de durer jusque là, en regardant 2008 avec anxiété. La BCE a alloué environ 350 milliards d'euros mais, soyez rassuré, seulement 180 milliards ont été demandés. L'ordre de grandeur atteint maintenant la centaine de milliards d'euros. Environ 150 banques sont concernées, toutes tailles confondues. Et l'agrégat monétaire M3 qui continue sa progression... Qui ose prêter de l'argent ? Le marché interbancaire existe-il encore ?

    Pensons aux citoyens. La moyenne, Inflation+euribor 3 mois des banques, +0,25% donne le taux du livret A arrondi entre 3,5 et 3,75 %, soit l'espérance pour beaucoup de personnes d'avoir un placement sûr, plus réaliste par rapport à l'inflation. Le gouvernement risque de « surseoir » à un tel taux, de par le rôle du livret A. Que va devenir le marché immobilier ? Quid des dettes ? (L'inflation est connue pour diminuer le poids des dettes).

    La première difficulté consiste à identifier les pertes et les créances pourries. La seconde à revoir les règles de fonctionnement des marchés et à interdire des produits si sophistiqués que l'on est incapable de remonter à l'émetteur et de se retourner contre lui. A cet égard, le FMI peut jouer un rôle important. La troisième, que les banques centrales appuient leur devise sur l'or et l'argent, mais elles seront tentées par des solutions moins contraignantes.