Politique française
Par Olivier le dimanche 20 septembre 2009, 23:35 - Politique - Lien permanent
Les universités d'été des partis politiques sont terminées. L'UMP a étendu sa base jusqu'à De Villiers pour présenter un front uni dès les élections régionales et essayer de déclencher une dynamique pour la gagne. Le Nouveau Centre, allié actuellement inféodé à l'UMP, existe dorénavant comme parti à part entière, avec des militants, et souhaite faire revivre l'UDF dont il exige l'héritage. Le Modem, parti politique comme un autre, tout juste né et déjà en refondation, bascule à gauche, même si la rhétorique officielle reste celle d'une troisième voie. Son espace politique s'est rétréci. Les Verts, qui sommeillaient dans le paysage politique, tiraillés par de nombreux courants, surgissent lors des dernières élections remportées par des leaders médiatiquement charismatiques, et veulent leur part du gâteau en nombre d'élus régionaux. Le PS a réussi à apaiser ses querelles internes et retrouve une certaine sérénité même si son électron libre « fraternel » est impatient de se mettre sur l'orbite présidentielle de 2012. Le PC, dont les scores deviennent confidentiels, s'inquiète à juste titre de la montée du front de gauche.
Et à l'étranger, comment nous considère-t-on ? Lors des débats américains sur la réforme de la santé, pour instaurer en gros l'équivalent de la sécurité sociale, les insultes envers Obama consistaient à le traiter de socialiste, pire encore, de Français ! Il faut préciser que, dans de nombreux pays étrangers, le mot socialiste fait référence à l'idéologie de l'ex-URSS dont l'équivalent français serait le communisme. Ainsi, nous serions un pays communiste, avec des communistes de droite (intervention de l'Etat dans tous les conflits, notamment les conflits sociaux, garantie de l'Etat pour les banques, grand emprunt d'état, des taxes sur tout (voir la liste en fichier joint), un Etat omniprésent au point qu'il ne manque plus qu'un ministre d'état du Plan) et des communistes de gauche. Bien sûr, je force exagérément le trait pour montrer que le libéralisme prôné lors de l'élection présidentielle de 2007 et un peu après a disparu, emporté par la crise. Se dirige-t-on vers une république sociale ? Dans ce cas, autant préférer des socialistes originaux. Quel projet politique pour notre société ? Quel vivre ensemble républicain ? Réfléchir et ne pas se comporter en mouton, ne pas attendre que le gouvernement décrète la mesure du bien-être et, un jour peut-être, taxe les citoyens sur leur bonheur.